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DEAD RATS - BAM [dtg]
TOXIC WASTE
ZEU DISCOMOBILE - CARVING
Arras,
festival Maroc and Roll, le 10 février 2007
"Il faut remercier les petits marocains de ne pas avoir d'école car
ça nous permet de faire des concerts" a lancé en préambule à son
concert un certain Didier Super, leadvocal et
leadguitar de la formation qui carbure à la variété
française sans payer de taxe: les ZEU DISCOMOBILE. Il
n'étaient pas seuls à ce festival humanitaire : les
NYMPHETTES, les DEAD RATS, BAM [dtg], TOXIC
WASTE et CARVING donnaient aussi de leur personne. Et
face à cette brochette d'ONG d'un soir sans 4x4, un Atelier blindé
d'ados et de post-ados, un lieu un peu magique, camouflé dans un
cube de béton perdu dans un pâté de maison jouxtant les places
d'Arras avec en prime à l'intérieur, de charmantes jeunes filles au
lieu des traditionnels balaizes de la sécu.
La Gypsie rose avait parlé : BAM [dtg] joue à 20h00 ! Et à
l'heure dite, je garais ma bagnole au pied des façades aux pignons
à pas de moineaux, cherchais la rue de la batterie (ça ne s'invente
pas), sorte de couloir barré par un échafaudage... Ca commence
bien. Ne me sentant pas montagnard bien que je sois dans la ville
natale de Robespierre, je fais le grand tour et bien sûr, je suis
en retard. L'Atelier se trouve au centre d'un pâté de maison aux
rues étroites et tortueuses dans un bâtiment apparemment récent.
Après avoir gravi un étage, donné mon obole pour les écoles, me
voilà dans la salle tout en béton avec un bar d'un côté, la scène
de l'autre avec des NYMPHETTES qui s'agitent dessus tout en
excitant les kids qui leurs font face. Visiblement, pour ne pas
déroger à la règle, il y a du retard... Un saut en backstage permet
de retrouver du beau monde, une vraie fête de famille, ambiance
presque hippie avec guitare sèche et des fauteuils bien profonds
qui m'ont empêché de redescendre avant l'arrivée des DEAD
RATS. Pour des rats crevés, ils semblent plein de vie. Avec ces
bestioles, on quitte le registre punk ados pour un truc plus mature
qui dépote bien entraînant par la même de belles bousculades dans
la salle. Ce n'est pas révolutionnaire mais leur punk rock passe
bien et libéra les chiots ! Car un seul chiot pour une salle
pleine, un festival sold-out, je vous laisse imaginer la taille de
la queue devant !
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C'est libéré, allégé que je pouvais attaquer le set de BAM
[dtg]. Pas de répit pour les kids, les soeurs Dossini et le
Néric de ces dames se sont lancés dans un set bien rapide et
drôlement efficace. Du plaisir pour les oreilles et les yeux. La
vague de pogo ne s'est absolument pas calmée, au contraire, elle
enfla atteignant son paroxysme lorsque Cal des TOXIC WASTE
s'empara du micro pour une reprise des RAMONES, quittant la
scène par un slam mémorable, merci tsunami-BAM.
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![BAM [dtg]](bamdtg1112.jpg)
Pas de répit, après la vague BAM [dtg], la scène fut
recouverte de TOXIC WASTE. Au moment où s'ouvre le procès de
l'Erika, il fallait oser. Et ils osèrent. Les kids se déchaînèrent
de plus belle sur le rock très français des TOXIC qui ont
failli oublier Caricatures, leur méga-tube. Au passage, signalons
qu'il se fait largement rattraper par les nouveaux titres de la
même veine. Dans le public, Didier Super en grand gosse, est venu
embêter ses copains toxiques entraînant au passage notre belle
jeunesse dans des pogos de sauvages. Il alla jusqu'à s'offrir un
slam, occasion unique pour les groupies de toucher son corps
d'athlète... Beau set bien remuant laissant peu de répit. Un petit
pipi, une prostate s'annonce, mais la queue cette fois ci et j'ai
d'ailleurs remarqué que les ados mâles sont aussi longs que les
ados filles.
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La voilà enfin la ZEU DISCOMOBILE. Au chant et à la gratte,
Didier Super le vrai, à la basse, Chtol, au demeurant bassiste dans
Didier SUPER's band et à la batterie, Laurent qui vient de
perdre quelques litres de sueur avec les TOXIC WASTE. Le
père Didier traîne, pique une clope et un briquet à une minette qui
cria et s'agita durant tout le concert pour chercher à le récupérer
(a t-il rendu cet objet devenu relique ?). Puis, dernière taffe (il
a le droit de fumer, ça fait partie de son spectacle qu'il dit) la
ZEU DISCOMOBILE se met en branle la radio à fond, sans doute
Chérie FM, avec une réception pourrie massacrant des tubes venus de
notre grande variété française ! Le Didier s'agite et s'égosille
sur ces oeuvres majeures puisées dans l'immense vivier de l'âge
d'or de la chanson française avec il est vrai quelques emprunts aux
angliches. Tous les kids connaissaient les chansons preuve qu'il
est là le terreau culturel français (pour ne pas dire exception) !
Et ce ne sont pas des Didier Super en voiture tuning ou non qui lui
feront de l'ombre ! C'est vrai quoi, il n'y a pas photo entre
Joe DASSIN et D.S. Impossible pour lui de rivaliser avec
Joëlle d'IL ETAIT UNE FOIS ou de rendre heureux les enfants
autant que DOROTHEE a pu le faire. Pour cette dernière,
comme il ne s'agit pas de nos gosses mais de ceux du Maroc, le
Didier Super et sa ZEU DISCOMOBILE suffisent largement
d'autant qu'ils ne doivent pas tout comprendre vu qu'ils n'ont pas
d'école. Et fait extraordinaire, au lieu de se poser ces questions
existentialistes, ZEU DISCOMOBILE déchaîna encore plus NOS
kids. Mais pas de rébellion, ils étaient all right comme
dirait QUI et moi pareil, car coincé contre la scène, je ne
pouvais que participer à la bousculade généralisée. C'est pour ça
que j'avais été faire pipi avant, pas bête le Fred.
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Après le départ en trombe dans un fracas de pneus qui crissent et
de fumée, la salle s'éclaircit un peu. Est-ce que certains
n'étaient venus que pour Didier ou l'heure avancé de la nuit
transformait les kids en enfants sages à la DOROTHEE ? Il
restait encore un bon pool de petits agités prêts à en découdre
avec CARVING. Comme à son habitude, la formation emmenée par
son chanteur black qui accroche le regard, n'eût pas de peine à
enflammer le public survivant qui s'était amassé en pack compact
face à la scène. Sans doute que sauter en l'air en pack est plus
facile que tout seul et que se mêler étroitement la sueur et les
odeurs permettait de communier avec ce côté animal qui transpire du
groupe. Plus sage, je me suis réfugié un peu à l'écart ne tentant
même pas de traverser cet amas de jambes et de bras. Le temps de
quelques morceaux et quelques images, il était raisonnable de
rejoindre ma citrouille. Dans l'Atelier, en backstage, certains
tentaient de récupérer (vu leur tête de vainqueur, cela n'a pas du
être facile), dans la salle, la tuerie continuait...
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PEOPLE
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